sur le fleuve... Le sentier de la bouette (suite)
«Quand tu es en plein milieu du fleuve et que tu regardes de chaque côté et qu'il n'y a plus d'eau ni d'un côté ni de l'autre, c'est très impressionnant!» avoue Steve O'keef. Sa femme Josée et ses deux enfants, Guillaume, 10 ans et Laurence, 6 ans, ainsi que sa mère Nicole l'accompagnent. «En tout, nous sommes 14 membres de la famille à traverser aujourd'hui. C'est presque une saga familiale!»

> Mme Nicole O'keef et sa petite fille en pleine traversée
C'est lors d'un reportage à l'émission «On aura tout vu», diffusé sur les ondes de Télé-Québec, que Mme Nicole O'keef a entendu parler de cet événement en 1994. Elle visitait régulièrement l'île Verte, mais ne connaissait pas la traversée. En 1995, elle et son mari s'inscrivent. Puis en 1999, ils reviennent en compagnie de deux autres couples d'amis. «Il y avait entre 50 et 60 participants à cette époque.»

La traversée continue non sans peine. De l'eau jusqu'à mi-jambe pendant plusieurs mètres, l'avancée s'effectue lentement. Heureusement, l'île Ronde nous attend pour une courte pause-collation.

De là, le but est visible. Les quelques bâtiments colorés de l'île Verte redonnent de l'entrain. Il reste environ 2 km à franchir. Étoiles de mer, crabes des sables, moules et coquillages se laissent découvrir entre les longs laminaires qui recouvrent le fond marin. Attention, glissant!


L'arrivée des participants se déroule sous les applaudissements des insulaires. Les parents félicitent leurs enfants. «Moi, c'est la température de l'eau qui m'inquiétait un peu!», s'exclame Guillaume. Mais l'épreuve est vite oubliée.

> Guillaume, 10 ans, sur la photo du milieu



Il ne reste plus qu'à se «débouetter». Un petit saut dans un baril remplit d'eau et hop, l'équipée bien méritante emprunte la route du Quai-d'en-bas pour se diriger vers le lunch.


Les derniers «bouetteux» fouleront le sol de l'île vers 12h50. La plupart profiteront de la journée pour se rendre au sommet du phare, le premier érigé sur le Saint-Laurent ou visiter l'école du Bout-d'en-Bas, aujourd'hui transformée en centre d'interprétation. D'autres flâneront tout simplement sur le bord du fleuve, les yeux grands ouverts dans l'espoir d'apercevoir un phoque ou un rorqual commun.

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